bye bye mon cowboy

bye bye mon cowboy
j'ai déménagé.
j'ai pas encore défait mes boîtes, mais quand même :

http://jesuisunrebus.blogspot.com/

Au plaisir.

# Posté le dimanche 03 mai 2009 18:03

2 + 2. fait 4, comme le fait que tout le monde pourra un jour réussir un cube rubique.

 2 + 2. fait 4, comme le fait que tout le monde pourra un jour réussir un cube rubique.
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La nuit, ou alors le matin dans l'autobus, moi je rave.
Oh mais pas pour vrai, je vous rassure, je suis mineure et je n'enfreinds plus la loin depuis longtemps. La police aimait beaucoup trop ça & moi ça me faisait peur de la virgule jusqu'à la cédille. Bon, j'image encore. Fuck non, je voulais parler du rave. Ouais. J'aime raver, avec le coeur qui débat et les cheveux qui dansent dans le creux de mon dos. Musique de l'esprit d'une névrosée au rendez-vous, et boisson d'irréaliste à volonté. Je rave à m'en essouffler, à m'en étourdir, à m'en embrouiller. &Quand je suis crevée de raver, j'ouvre les yeux et j'analyse. Analyse métaphorique. Je suis pas capable de penser aux molécules, moi je ne pense qu'aux méta-phares de ma sombre ignorance. Phare que sont toutes ces images. & je t'ai perdu dans tout ces raves. S'il te plaît, retrouve-moi, amène-moi loin. Mais avant de partir, vient avec moi. On va aller endormir les mensonges, on va aller endormir le faux au creux de ton lit. Faux lit, lui aussi. Folie, nous aussi.

Aussi avant de partir, je veux, je veux,
je veux encore une dernière fois que tu me chantes
que tu me chantes les longues histoires auxquelles un résumé n'existe même pas
& je veux entendre les gammes de mon regard dans tout nos sourires qui s'échappent.
& je veux le son de ta guitare sur les cordes de mes cils.
habille-moi de ces bonus track sans radio.
ridiculise-moi de ces inconstances de génie.
prétends-moi tout ces baisers d'hiver.
parce que moi l'hiver de pluton, vécu toute seule, m'a fait aimé la neige, le froid, les tempêtes, et pratiquement la prétention qui se crée dans les coeurs vides, afin que l'on aime.


& Extraterrestre, s'il-te-plaît, chante encore.

# Posté le vendredi 12 décembre 2008 04:28

Modifié le mercredi 17 décembre 2008 20:49

J'ai mit des majuscules ; peu à peur, la tête se relève.

J'ai mit des majuscules ; peu à peur, la tête se relève.


Je vis dans une maison de paille. Le loup est mort, et le vent le remplace. Et souffle. Mais le vent ne sait pas que je l'aime. Alors, il souffle, il souffle. & me caresse le coeur violemment. Sans savoir. Il souffle. Et continue de souffler. Et moi, je m'étouffe, sous les ruines de ma construction. Je m'étouffe de brindilles qui irritent l'inspiration. Je tousse, mais l'enfant reste dans ma gorge. Fuck. Il résiste aux tempêtes de ma voix, aux tempêtes de mon souffle. Il me parle même. Il me crit même. Il me crit que je ne suis pas seule. & il a raison.

Je vis avec un marteau. Avec un marteau, pas trop à sa place à travers cette paille, mais quand même. C'est mon marteau, et je le serre fort dans ma main. Parce que sa tête est trop lourde pour son corps, en ces jours-ci. Mon petit Marteau. Marteau qui cloue le bout de mes maladresses. Marteau qui fixe les souvenirs encadrés sur les murs de ma cervelle. Marteau qui retire les clous enfoncés trop profonds dans mon coeur. J'aime mon marteau, mais d'un amour qui rend pas amoureux, d'un amour qui fait pas en sorte qu'on se cloue pour finir rouillé.

D'un amour qui fait que la nuit, quand je m'endors,
je rêve.
La tête au vent, le coeur dans le coffre à outils.
À côté de mon amour de Marteau.


- pour G.S

# Posté le dimanche 30 novembre 2008 23:53

Modifié le lundi 01 décembre 2008 23:40

je suis bipolaire ; texte sans majuscule, because i'm small today.

je suis bipolaire ; texte sans majuscule, because i'm small today.
fuck.
il y a un enfant au fond de ma gorge. & il crit fort.
aussi fort que miaule les chats qui ont grimpé trop haut dans les arbres et qui sont restés pris au sommet.
ma bouche est close. je veux pas crier.
je ne veux plus grimper aux arbres.
j'en ai marre de me nourir de nuage.
j'en ai marre de cet orgueil, de ce besoin qui me ronge jusqu'à l'os.
marre des cernes de vitesses, de l'envie des branches basses, de la passion des soupirs.
marre d'entendre toutes les nuits la peur qui baise le doute.
insomniaque d'aventures malsaines.
& l'enfant hurle, déchire mes constances vocales.
il hurle aussi fort que le vent qui heurte les branches fragiles de mon sommet.
mon trône d'anorexique. anorexique de vérité, boulimique de nuage.
je veux pas hurler. je n'veux plus tomber amoureuse du vent.
je n'ai le vertige que lorsque je n'regarde vers le ciel.
fuck la gravité. il ya l'attraction de l'irréel au dessus de mon sommet, qui me crit
de sauter.

& meme si j'voulais pas comprendre.
ouais, le texte finit comme ça.

# Posté le vendredi 28 novembre 2008 18:46

Modifié le lundi 01 décembre 2008 23:43

Au centre du monde, part II

  Au centre du monde, part II
J'aurais envie d'écrire une phrase, juste une.
Mais la plus belle de toute, quelque chose qui frapperait dans face et qui en laisserait des séquelles.
J'aimerais faire frissonner, et inventer de grandes histoires. J'écris comme une gifle de cinéma. Ça te fait presque mal, presque peur, et t'es presque soulagée que rien de tout ça soit vrai. J'écris comme les scènes de cul dans les séries télé. T'aimes presque ça, t'es presque mal à l'aise, et ça a l'air presque vrai. Une semi vérité, avec une presque envie que ça soit plus extrême que ça.

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Aujourd'hui, j'ai mit des bottes. J'étais contente ; j'avais pas à ma soucier de mes lacets. Attachés ou détachés, noeuds ou doubles boucles. Peu m'importait. J'avais pas à m'attacher, et mes deux pieds restaient bien ancrés au sol. La simplicité même, que j'me disais. Oh darling, no. Les enfants comme moi sont plutôt naifs. J'avais la tête à l'envers, les deux pieds dans l'ciel, et je me croyais ancré. Oh darling, no. C'est en portant mes bottes que j'ai apprit à enfiler, à m'défiler, à défier le ciel, à m'enfeeler de toutes ces étoiles qui ne brillent que derrière mes paupières closes.

Il fait froid. Je ne suis plus au centre du monde. Je suis sur la lune, et j'ai oublié mon casque, mon scaphandre, et tout le reste, dans ta fusée. Tu me regardes de par le hublot. Immobile et nue, je suis. Nue sur la lune, avec mes ridicules bottes.

Des belles bottes de peureuses. Peureuse, oui, mais quand même juste assez provocantes pour que la peur, elle-même, accourt et qu'elle te veule tout entière.
Aujourd'hui, la peur m'a enfilé, et cette fois, j'ai pas réussi à m'défeeler.

# Posté le dimanche 16 novembre 2008 23:48

Modifié le mardi 18 novembre 2008 21:44